Faciliter l’usage de la réalité virtuelle dans l’entreprise 3.0 : les 3 facteurs clés.

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L’année 2016 est considérée par beaucoup comme l’Année de la réalité virtuelle. La déferlante des casques de réalité virtuelle le prouve en partie et les expériences immersives et interactives multiples démontrent le potentiel auprès du grand public. Mais qu’en est-il pour le milieu professionnel ?

Utilisée dans l’industrie depuis plus de 20 ans, la réalité virtuelle ne devrait normalement plus avoir à faire ses preuves pour convaincre de son intérêt. Et si cet intérêt et les arguments sont bien réels et reconnus, il existe 3 facteurs clés qui permettront d’accélérer son déploiement dans les entreprises quelle que soit leur taille.

Bien sûr, nous pourrions facilement reconnaître que la baisse des coûts des matériels est un facteur clé de démocratisation. Cependant, si elle est en partie nécessaire, cette baisse n’est pas pour autant suffisante, ni généralisable et doit être considérée plus globalement.

Pour bien comprendre les éléments favorisant l’accès à la réalité virtuelle, il est nécessaire d’observer ce qui fonctionne déjà dans les grandes entreprises et les raisons de ce succès, pour être capable de les reproduire à une autre échelle.

Investir dans la réalité virtuelle

Les grands groupes industriels ont lourdement investi dans les technologies de réalité virtuelle et un grand nombre d’entre eux sont aujourd’hui reconnus comme des pionniers ayant largement contribué aux axes de recherche scientifiques, facilitant l’utilisation de ces technologies.

Au-delà de la R&D, le déploiement plus large dans l’industrie a nécessité également des investissements à différents niveaux : infrastructures, process, RH, SI… Afin de créer des outils et des solutions à leur mesure.

Il n’est pas raisonnable d’imaginer un simple ‘copier-coller’ de ce savoir-faire pour l’appliquer aux entreprises de tailles inférieures. L’enjeu, au contraire, consiste à innover, standardiser et apporter les solutions répondant au plus grand dénominateur commun. Si cette factorisation entraîne immanquablement une diminution des coûts, cette dernière n’est pas pour autant un objectif, mais une conséquence, accélérant le retour sur investissement.

Les clés du succès

La réalité virtuelle demande donc un investissement, plus ou moins important. Chaque entreprise, selon son activité, est amenée au cours de sa vie à réaliser des investissements et à calculer sa capacité à le rentabiliser. Pour cela, de nombreux exemples et cas d’école apportent des explications sur l’usage de la réalité virtuelle, mais le sujet du présent article n’est pas de les mettre en évidence. L’objectif est de définir les 3 composantes clés pour faciliter l’usage de la réalité virtuelle en entreprise.

Les utilisateurs

A l’ère du Design Thinking, les technologies se concentrent autour de l’utilisateur et cèdent leur place à l’usage que nous en faisons. Qu’il s’agisse des matériels et des logiciels, il apparaît comme essentiel que les solutions utilisées s’adaptent aux process de l’entreprise, afin de ne pas être vécues comme une contrainte supplémentaire, mais comme des outils accompagnant l’utilisateur dans ses tâches quotidiennes, pour faciliter et accélérer les process.

Le réseau

Pour de nombreux industriels, leur activité nécessite de regrouper toutes les données concernant leurs produits au sein d’un maquette numérique 3D unique. Cette dernière contient donc un grand nombre d’informations stratégiques, confidentielles, qui doivent être sécurisées. A contrario, la productivité de l’entreprise requiert, pour conserver une certaine agilité, que les collaborateurs puissent accéder aisément à l’information. Il faut donc assurer une circulation optimale des données dans l’écosystème de l’entreprise (interne et externe), tout en garantissant leur intégrité.

L’expérience

Tester, concevoir, former, collaborer, communiquer… Les possibilités offertes par la réalité virtuelle sont considérables. Mais concrètement, les retours sur expérience sont rarement contradictoires. Soit l’expérience est bonne, soit elle ne l’est pas, et dans ce cas les solutions n’apportent pas le résultat escompté. Il est donc essentiel que les outils, matériels et logiciels, permettant de donner vie à ces expériences soient aussi ergonomiques, intuitifs et versatiles que possible pour traduire simplement les idées en scénario et s’adapter au mieux aux différents besoins.

La réalité virtuelle, une question d’équation

Le déploiement de la réalité virtuelle dans l’entreprise n’est donc pas uniquement une question d’investissement, même si son étude est déterminante. Les 3 facteurs clés – utilisateurs, réseau et expérience – sont intimement mêlés et doivent être pris en compte tout au long de la réflexion, en impliquant les responsables des systèmes d’informations, des ressources humaines, de la qualité et des métiers concernés directement.

Dans leur livre « La Réalité Virtuelle » (1993), les chercheurs Grigore Burdea et Philippe Coiffet définissaient la réalité virtuelle par l’association de ces 3 composantes de bases : immersion, imagination, interaction.

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Partant de cette équation, nous pourrions donc considérer que l’usage de la réalité virtuelle, dans sa multiplicité, pourrait se définir de la manière suivante :

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Photo du profil de Matthieu Lépine

Community Manager de la société Immersion. Passionné de Nouvelles Technologies et surtout de leurs Usages !

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